Vortolo a un an. Et quelle année !


Ce matin, un ami au Koweït m'a envoyé un message sur LinkedIn pour souhaiter un joyeux premier anniversaire à Vortolo.
Oups. J'avais complètement oublié.
J'imagine que c'est le moment où je suis censé vous raconter à quel point cette première année a été une formidable aventure, un parcours sans embûches, riche en découvertes personnelles et en prospérité. Avec une licorne quelque part dans l'histoire, évidemment… 🦄
Eh bien, disons que cette année a été mouvementée. Certains moments ont été extraordinaires. D'autres, franchement difficiles.
Au cours des six premiers mois, je me suis retrouvé à l'hôpital. J'avais peu de clients. Des missions que je pensais acquises se sont évaporées. Je me battais régulièrement avec France Travail, je commençais à m'inquiéter pour mes revenus, mes prises de contact avec de nouveaux prospects (et d'anciens contacts) restaient souvent sans réponse… Et pour couronner le tout, mon Mac m'a lâché, hors garantie.
Je n'ai jamais regretté d'avoir créé Vortolo. Pas une seule fois.
Mais j'avais largement sous-estimé la difficulté de repartir de zéro.
La concurrence. Les messages sans réponse. Le bruit ambiant. Et cette réalité assez brutale : quinze ans d'expérience ne pèsent pas bien lourd lorsque personne ne sait que vous existez.
J'ai aussi perdu beaucoup trop de temps à me préoccuper de mon site internet, à revoir mon positionnement et à me demander si j'avais enfin trouvé les mots justes pour expliquer ce que je proposais.
Puis, vers avril ou mai, quelque chose a changé.
Je me souviens que j'étais à la Barbade lorsque plusieurs demandes sont arrivées presque en même temps. Quelques accompagnements ont suivi. Puis deux missions importantes.
Ce n'était pas un raz-de-marée.
Mais c'était la preuve que quelque chose commençait à fonctionner.
Depuis, j'ai travaillé avec des clients que je n'aurais jamais imaginé accompagner dès ma première année. J'ai beaucoup plus voyagé que prévu.
Et j'ai découvert quelque chose sur moi-même qui m'a peut-être surpris plus que tout le reste :
Je n'ai pas cessé d'avancer, même quand les résultats tardaient à venir.
Écrire. Construire. Expérimenter. Rencontrer des gens. Développer des outils. Me tromper, puis essayer autre chose. Même lorsque beaucoup de portes continuaient à rester fermées.
Au milieu de tout cela, j'ai également développé la première version de Signal, mon propre projet d'intelligence artificielle locale. En quelque sorte, le deuxième cerveau de Vortolo.
Personne ne m'avait demandé de le créer. Personne ne me payait pour le développer. Je l'ai fait parce que je suis convaincu qu'il y a là quelque chose qui mérite d'être exploré.
Alors, après un an, est-ce que j'ai réussi ?
Pas encore.
Aujourd'hui, je sais que je peux construire une activité indépendante confortable autour de mon expertise. Mais ce n'est pas tout à fait ce que je cherche à bâtir.
Je veux voir jusqu'où une seule personne peut aller dans la création d'une véritable entreprise, en intégrant l'intelligence artificielle à son fonctionnement même






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